Combien de questions comporte l'examen AMF ?
L'examen AMF comporte 120 questions. C'est le format en vigueur depuis la réforme de janvier 2020, qui a fait passer l'épreuve de 100 à 120 items. Toutes sont des questions à choix multiple à réponse unique, généralement trois propositions parmi lesquelles une seule est exacte.
Ces 120 questions ne forment pas un bloc homogène. Elles se répartissent en deux catégories tirées du programme officiel, et cette répartition conditionne toute votre stratégie de révision comme de passage :
- Catégorie A — 33 questions. Les connaissances réglementaires jugées indispensables : lutte contre le blanchiment, abus de marché, déontologie, devoir de conseil, conflits d'intérêts.
- Catégorie C — 87 questions. La culture financière générale : instruments financiers, marchés, prestataires de services d'investissement, post-marché, fiscalité, bases comptables.
Les questions sont tirées aléatoirement dans la base officielle certifiée par l'AMF, qui compte plus de 2 400 items régulièrement mis à jour. Deux candidats d'une même session ne composent donc jamais sur le même sujet. Le détail thématique de chaque catégorie est développé dans l'article sur la répartition des questions AMF entre catégories A et C.
Combien de temps dure l'épreuve ?
La durée officielle est de 2 heures maximum, soit exactement 60 secondes par question en moyenne. L'épreuve se déroule en une seule séquence continue : elle ne peut être ni fractionnée, ni reportée en cours de route, ni étalée sur deux demi-journées. Le chronomètre affiché sur l'écran décompte en temps réel.
En pratique, ce budget temps est confortable pour un candidat préparé. Les questions AMF sont courtes, sans calcul long ni étude de cas : la plupart se traitent en 30 à 45 secondes quand la notion est maîtrisée. Un premier passage complet prend généralement 60 à 75 minutes, ce qui laisse 45 minutes pour la relecture.
Oui, il est possible de rendre sa copie avant la fin. Une fois l'épreuve soumise, la décision est irréversible : vous ne pouvez plus revenir sur une réponse. Rien n'oblige non plus à utiliser les deux heures, et sortir en avance n'apporte aucun avantage — autant relire les questions marquées.
Le déroulé du jour J, étape par étape
Convocation, identité et émargement
La convocation arrive généralement par e-mail une semaine environ avant la session, mais le délai varie selon les organismes. Elle précise le lieu, l'heure de convocation — fréquemment 9h00 pour un démarrage vers 9h30, sachant que plusieurs organismes proposent aussi des sessions d'après-midi — et les pièces à présenter. Prévoyez d'arriver 20 à 30 minutes en avance : les retardataires se voient généralement refuser l'accès une fois l'épreuve lancée, et l'inscription est perdue.
À l'accueil, vous présentez votre pièce d'identité en cours de validité et votre convocation, puis vous émargez. Le surveillant vous attribue un poste et des identifiants de connexion à la plateforme d'examen. Une phase de test technique de quelques minutes précède le lancement du chronomètre.
Matériel autorisé et interdit
La règle est simple : rien sur la table à part votre pièce d'identité et de quoi écrire si un brouillon est fourni. Sont interdits les téléphones, montres connectées, écouteurs, documents, supports de cours et calculatrices personnelles. Certains centres demandent en revanche d'apporter votre propre ordinateur portable et son chargeur : ce point figure sur la convocation, vérifiez-le, aucun matériel n'est prêté sur place.
Le cas de l'examen à distance
La plupart des organismes proposent désormais le passage en distanciel, avec télésurveillance vidéo. Le principe est identique — 120 questions, 2 heures — mais les exigences techniques sont strictes : pièce isolée, webcam et micro fonctionnels, connexion stable, bureau dégagé filmé en début de session. Les conditions matérielles précises sont détaillées dans l'article sur l'examen AMF à distance et ses contraintes de matériel.
Le meilleur moyen de dédramatiser le jour J : avoir déjà composé plusieurs fois sur 120 questions chronométrées. Les examens blancs Deck Finance reproduisent le format officiel à l'identique.
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Chaque question propose plusieurs affirmations dont une seule est exacte. Il n'y a aucun point négatif : une mauvaise réponse vaut zéro, exactement comme une absence de réponse. Conséquence pratique immédiate : ne laissez jamais une question vide. Même une réponse au hasard offre une probabilité de gain non nulle pour un coût nul.
La notation ne repose pas sur un score global mais sur un double seuil de 80 % par catégorie, non compensable. Il faut au moins 27 bonnes réponses sur 33 en catégorie A et 70 sur 87 en catégorie C. Un candidat à 100 % en C mais à 75 % en A échoue, malgré un score total supérieur à 90 %. Le calcul détaillé des seuils est expliqué dans l'article sur le score et la notation à l'examen AMF.
Ce mécanisme change la manière de gérer le temps : les 33 questions de catégorie A ne tolèrent que 6 erreurs. Chacune vaut, en marge de sécurité, trois fois plus qu'une question de catégorie C. Elles méritent donc un temps de vérification supérieur.
Gestion du temps : la méthode des trois passages
La plateforme permet de naviguer librement entre les questions, de marquer celles dont vous doutez et de modifier vos réponses jusqu'à la soumission finale. Exploitez cette liberté avec un découpage en trois temps :
- Passage 1 — 0 à 60 minutes. Vous traitez les 120 questions dans l'ordre, en répondant immédiatement à celles que vous maîtrisez. Toute question qui résiste plus de 45 secondes reçoit une réponse provisoire et un marquage, puis vous passez à la suivante.
- Passage 2 — 60 à 100 minutes. Vous revenez uniquement sur les questions marquées, en priorisant celles de catégorie A. C'est là que se joue la réussite : c'est le seuil le plus étroit.
- Passage 3 — 100 à 120 minutes. Vous vérifiez qu'aucune case n'est vide et vous relisez les énoncés contenant une négation ou un « sauf », principale source d'erreurs d'inattention.
La règle qui fait perdre le plus de candidats est l'acharnement : rester quatre minutes sur une question difficile en début d'épreuve coûte le temps de six questions faciles en fin d'épreuve. Les candidats qui s'entraînent en conditions chronométrées intègrent ce réflexe naturellement, comme le montrent les écarts de résultats analysés dans notre article sur le taux de réussite à l'examen AMF.
Après l'épreuve : résultat, attestation et repassage
Le résultat n'est presque jamais affiché à l'écran en fin d'épreuve. Il est communiqué par l'organisme certifié dans un délai qui va de 24 à 48 heures à quelques semaines selon les acteurs, accompagné du détail de votre score par catégorie. Ce détail est précieux en cas d'échec : il indique laquelle des deux catégories a fait défaut.
Ces éléments d'organisation — horaires, délai de convocation, matériel à apporter, délai de résultat — relèvent de chaque organisme certifié et non d'une règle fixée par l'AMF. Seule votre convocation fait foi : reportez-vous-y systématiquement, et contactez votre organisme en cas de doute sur un point logistique.
En cas de réussite, vous recevez une attestation nominative, que votre employeur conservera comme preuve de vérification des connaissances. En cas d'échec, aucun délai de carence n'est imposé par la réglementation : vous pouvez vous réinscrire à la session suivante, moyennant une nouvelle inscription payante. Le déroulé complet de la phase post-épreuve est traité dans l'article consacré aux résultats de l'examen AMF, et la meilleure façon d'anticiper reste de s'entraîner sur des examens blancs AMF au format officiel.
120 questions, 2 heures, double seuil de 80 % : entraînez-vous exactement dans ces conditions avant le jour J et sachez où vous en êtes avant de vous présenter.
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