Pourquoi les ratios prudentiels figurent à l'examen AMF

L'examen AMF couvre le cadre institutionnel dans lequel opèrent les prestataires de services d'investissement. La solidité financière des PSI et des établissements de crédit en fait partie. Même sans être banquier, il faut connaître les grandes lignes de Bâle III et les ratios clés.

Le ratio de solvabilité : principe général

Le ratio de solvabilité (ou ratio de fonds propres) mesure la capacité d'un établissement à absorber des pertes. Il se calcule ainsi :

Ratio de solvabilité = Fonds propres / Actifs pondérés par les risques (RWA)

Les actifs pondérés par les risques (Risk Weighted Assets) ne sont pas les actifs bruts du bilan : chaque actif est multiplié par un coefficient de risque selon sa nature. Un prêt à un État de l'OCDE a une pondération faible ; un prêt à une PME, une pondération élevée.

Le minimum réglementaire global selon Bâle III est de 8 %. Des coussins supplémentaires s'y ajoutent (coussin de conservation de 2,5 %, coussin contra-cyclique, coussin systémique).

Les niveaux de fonds propres : CET1, Tier 1, Tier 2

Les ratios de liquidité : LCR et NSFR

Bâle III a introduit deux ratios de liquidité absents de Bâle II :

Le ratio de levier

Le ratio de levier est une mesure complémentaire qui ne dépend pas des pondérations des risques :

Ratio de levier = Tier 1 / Exposition totale (bilan + hors-bilan)
Minimum réglementaire : 3 %

Il sert de filet de sécurité pour éviter un endettement excessif même sur des actifs réputés peu risqués. Pour réviser les bases comptables liées à ces notions, consultez notre article sur comment préparer l'examen AMF.

Les ratios prudentiels sont parmi les questions les plus différenciantes de la catégorie C. Deck Finance explique chaque question avec le contexte nécessaire pour comprendre — pas seulement mémoriser.

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