En bref : le conseiller en investissements financiers (CIF) exerce à titre de profession habituelle le conseil en investissement sans être un prestataire de services d'investissement. Il n'obtient pas d'agrément individuel de l'AMF : il doit adhérer à une association professionnelle agréée par l'AMF, qui vérifie ses conditions d'accès, puis être immatriculé à l'ORIAS. Il ne peut jamais détenir les fonds de ses clients.

Définition : que fait un CIF ?

Le CIF, personne physique ou morale, exerce à titre habituel une ou plusieurs des activités suivantes :

Le CIF peut aussi recevoir et transmettre des ordres pour le compte de tiers, mais uniquement de façon accessoire à son activité de conseil et dans les conditions prévues par la réglementation.

Les conditions d'accès au statut

Le point le plus piégeux : l'AMF n'agrée pas les CIF individuellement. Elle agrée les associations professionnelles, qui filtrent et contrôlent leurs membres ; l'ORIAS immatricule. L'AMF conserve en revanche un pouvoir de contrôle et de sanction direct sur les CIF. Chaîne à retenir : association agréée → immatriculation ORIAS → contrôle AMF.

Les obligations professionnelles

CIF ou PSI : ne pas confondre

CritèreCIFPSI
Autorisation d'exercerAdhésion à une association agréée + immatriculation ORIASAgrément délivré par l'ACPR ou l'AMF selon l'activité
Détention des fonds clientsInterditePossible selon l'agrément et les services fournis
Passeport européenNon : statut national françaisOui, sous MIF 2
ContrôleAssociation + AMFAMF et/ou ACPR
Exemple concret

Un cabinet de gestion de patrimoine indépendant conseille ses clients sur des contrats d'assurance-vie, des SCPI et des fonds. Il est immatriculé à l'ORIAS comme CIF, adhère à une association agréée par l'AMF et détient une assurance RC professionnelle.

Un client lui propose de lui virer 50 000 € pour qu'il « place l'argent au mieux ». Le cabinet doit refuser : un CIF ne peut pas recevoir les fonds de ses clients. Le virement doit aller directement à l'établissement teneur de compte ou à l'assureur. Le cabinet, lui, ne perçoit que ses honoraires ou ses commissions, dûment communiqués.

À retenir pour l'examen

Questions fréquentes

L'AMF agrée-t-elle les CIF ?

Non. L'AMF agrée les associations professionnelles de CIF, qui vérifient les conditions d'accès de leurs membres et les contrôlent. L'immatriculation est ensuite portée au registre unique de l'ORIAS. L'AMF garde en revanche un pouvoir de contrôle et de sanction direct sur chaque CIF.

Un CIF peut-il recevoir l'argent de ses clients ?

Non, jamais — en dehors de sa propre rémunération. Les fonds doivent être versés directement à l'établissement dépositaire ou à l'assureur. C'est une différence essentielle avec un prestataire de services d'investissement.

Un CIF peut-il exercer dans un autre pays européen ?

Pas au titre de ce statut : le CIF est une création française qui ne bénéficie pas du passeport européen. Pour exercer dans un autre État membre, il faut relever d'un statut européen, comme celui de prestataire de services d'investissement agréé sous MIF 2.

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